Bien dicter son devis : les phrases qui donnent un devis propre
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Pour obtenir un devis propre à la voix, la règle est simple : un poste par phrase, et pour chaque poste l’ouvrage, la quantité, l’unité et, si vous le voulez, le prix unitaire. Une dictée bien construite donne des lignes nettes du premier coup. Une dictée en vrac donne des lignes à reprendre une par une. Voici les tournures qui fonctionnent, celles qui posent problème, et quelques habitudes à prendre.
La phrase type : quoi, combien, en quoi
La phrase la plus efficace suit toujours le même ordre :
- L’ouvrage : « pose de faïence murale », « remplacement du ballon d’eau chaude », « enduit de lissage ».
- La quantité : « huit », « deux », « trente-cinq ».
- L’unité : « mètres carrés », « unités », « mètres linéaires », « heures », « forfait ».
- Le prix unitaire, si vous le connaissez à ce moment-là.
Prenons un exemple : « Pose de faïence murale, huit mètres carrés. » Ou, avec un prix : « Pose de faïence murale, huit mètres carrés, à cinquante euros le mètre carré. » Les nombres sont ici fictifs, mais la structure est celle qui se range le mieux.
Évitez de mélanger plusieurs postes dans une seule phrase longue. « Je refais le sol et les murs avec de la faïence et je change le receveur et le mitigeur » donnera des lignes mal découpées et sans quantités. Mieux vaut quatre phrases courtes.
L’unité : le mot qu’on oublie le plus
À l’oral, on dit volontiers « douze de carrelage » ou « trois pour les prises ». Sur un devis, ce n’est pas suffisant : douze quoi ? Mètres carrés, mètres linéaires, boîtes ? Sans unité, la ligne reste à compléter, et c’est normal : l’outil ne doit pas deviner.
Quelques réflexes par métier :
- Carrelage, peinture, plâtrerie : surfaces en mètres carrés, plinthes et bandes en mètres linéaires.
- Plomberie, électricité : équipements à l’unité, main d’œuvre à l’heure ou au forfait.
- Maçonnerie : mètres carrés pour un mur, mètres cubes pour un volume, mètres linéaires pour un linteau ou une bordure.
- Couverture : mètres carrés de toiture, mètres linéaires de faîtage ou de gouttière.
Si vous chiffrez au forfait, dites-le : « Évacuation des gravats, forfait. » Le mot « forfait » est une unité à part entière.
Le prix : unitaire, hors taxe, et dit clairement
Dans Chantier Vocal, un prix que vous dictez n’est repris que s’il est dit mot pour mot pour la ligne. S’il n’est pas dit, c’est le prix de votre ouvrage enregistré qui s’applique ; s’il n’y en a pas, la ligne reste à compléter.
Deux précisions évitent bien des erreurs :
- Dites un prix unitaire, pas un total. « Huit mètres carrés pour quatre cents euros » est un total ; l’outil ne le transforme pas en prix au mètre carré. Dites plutôt « huit mètres carrés à cinquante euros le mètre carré ».
- Pensez hors taxe. Le taux de TVA est appliqué ensuite selon les travaux et le logement. Mélanger des prix TTC et HT à l’oral est une source fréquente de devis faux.
Si vous n’êtes pas sûr d’un prix sur le moment, ne le dites pas. Il vaut mieux une ligne « à compléter » qu’un prix approximatif oublié dans le devis. Pour fixer vos prix de base une fois pour toutes, voyez Calculer son taux horaire d’artisan et Marge et coefficient.
Suivre l’ordre du chantier
Dicter dans l’ordre où les travaux seront faits aide votre client à comprendre le devis, et vous aide à ne rien oublier. Un ordre classique :
- Protection et préparation (bâches, protection des sols, mise hors tension ou coupure d’eau).
- Dépose et démolition.
- Préparation des supports (ragréage, rebouchage, primaire).
- Pose ou installation.
- Finitions (joints, silicone, peinture de raccord).
- Nettoyage et évacuation des déchets.
Pour une salle de bains, par exemple, cet ordre fait apparaître naturellement la dépose de l’ancienne baignoire, l’évacuation, la reprise des arrivées d’eau, puis la pose du receveur. Les postes « invisibles » comme la protection ou l’évacuation, qu’on oublie souvent à l’oral, trouvent leur place.
Les tournures à éviter
Certaines façons de parler donnent de mauvaises lignes :
- Les approximations : « une dizaine de mètres », « à peu près vingt ». Donnez le chiffre que vous retenez pour le devis.
- Les renvois : « pareil que tout à l’heure », « comme pour la cuisine ». L’outil ne sait pas à quoi vous faites référence.
- Les hésitations corrigées à voix haute : « douze, non, quatorze mètres ». Mieux vaut s’arrêter, puis reprendre la phrase proprement, ou corriger dans le texte avant le rangement.
- Les abréviations orales : « placo BA13 », « PER » ou « IRVE » sont des termes du métier qui peuvent être compris, mais vérifiez-les à la relecture.
Les options et les variantes
Votre client hésite entre deux carrelages, ou entre un radiateur simple et un radiateur à inertie ? Dictez la base, puis préparez les variantes en lignes optionnelles dans le brouillon. Le client pourra cocher ce qu’il retient au moment de signer. L’article Options dans un devis : laisser le client choisir explique comment présenter ces choix pour qu’ils restent lisibles.
Relire avant de ranger
Après la dictée, le texte transcrit s’affiche. Prenez quelques secondes pour le relire avant de lancer le rangement en lignes. Concentrez-vous sur les nombres et les unités : ce sont eux qui font le prix. Une phrase comme « quinze mètres carrés » transcrite en « seize mètres carrés » ne se voit pas toujours ensuite dans un devis de vingt lignes.
Après le rangement, le brouillon porte la mention « Préparé par une IA, à vérifier ». Il reste à relire chaque ligne, compléter les valeurs manquantes et ajouter ce qui a été oublié. Si une ligne est à compléter, Chantier Vocal refuse l’envoi tant qu’elle ne l’est pas : le détail est expliqué dans « À compléter » : pourquoi un devis ne part pas tant qu’il manque une valeur.
Une habitude qui fait gagner du temps
Le plus efficace reste d’avoir des ouvrages bien préparés dans votre bibliothèque, avec leur désignation et leur prix. Quand vous dites « pose de faïence murale, huit mètres carrés », le prix de votre ouvrage est repris automatiquement : vous n’avez plus qu’à dire les quantités sur le chantier. Les packs métier de Chantier Vocal fournissent des ouvrages de départ, que vous adaptez à vos prix et à votre façon de travailler.
Questions fréquentes
Faut-il dire « ligne suivante » entre deux postes ?
Ce n’est pas nécessaire. Une phrase par poste, séparée par une courte pause, suffit en général. Des mots comme « ensuite » ou « puis » aident aussi à séparer les postes. L’essentiel est de ne pas mélanger deux ouvrages dans la même phrase.
Puis-je dicter un prix TTC ?
Il vaut mieux dicter des prix unitaires hors taxe. Le taux de TVA (20 %, 10 % ou 5,5 % selon les travaux et le logement) est appliqué ensuite sur le devis. Mélanger HT et TTC à l’oral conduit facilement à un devis faux. Si vous ne connaissez que le prix TTC sur le moment, ne le dites pas et complétez la ligne au calme.
Que faire si la transcription se trompe sur un mot du métier ?
Corrigez-le dans le texte avant le rangement en lignes : c’est fait pour cela. Si le mot revient souvent, enregistrez l’ouvrage correspondant dans votre bibliothèque avec la bonne orthographe ; la désignation du devis reprendra alors votre intitulé.